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Jean-Walter MULLER
Outerspace Production |
Réalisateur de films avec un statut d’intermittent
du spectacle, Jean-Walter Muller
avait depuis longtemps l’idée de créer
sa propre structure « Pour développer
mes projets de façon plus rapide dans un secteur
audio-visuel engorgé et long à réagir
». La concrétisation de son projet prendra
un an et demi « J’ai travaillé
comme monteur chez Canal Plus pour réunir des fonds,
et je me suis occupé des démarches de création
».
Outerspace Production réalise des courts
métrages pour le cinéma et des documentaires
pour la télévision « Nous proposons
aussi des prestations de post-production pour la TV, bandes
annonces ou films courts, qui nous permettent d’engranger
de la trésorerie. C’est grâce à
ce dispositif que la société arrive à
financer ses réalisations, car il s’écoule
8 à 9 mois entre le choix d’un projet TV
et le début du tournage ».
Jean-Walter a monté
son entreprise avec Kana,
son épouse, qui est d’origine japonaise.
« Nous avons eu envie de réunir nos talents
au sein d’une société. Kana travaille
sur un projet de film qui se déroule au Japon,
et moi sur deux projets de court-métrages, dont
une adaptation d’un poème d’Edgar Allan
Poe, qui devrait être réalisée en
fin d’année ».
Parmi leurs sujets de prédilection, la culture
et le rapprochement des peuples. « Bien qu’appartenant
à des cultures différentes, les peuples
ont en commun 50% de leur patrimoine culturel».
Un documentaire sur les Cathares, et un second sur l’architecture
à Paris, sont également en route.
Pour mener à bien les projets d’Outspace,
Jean-Walter a fait le choix de la souplesse «
J’ai investi dans du matériel mobile pour
me déplacer facilement sur les lieux de tournage
». Il a également fait le choix d’exercer
à domicile au démarrage, mais il n’exclut
pas la possibilité de s’installer par la
suite dans un local fixe. Nos deux créateurs ont
fait appel à l’ANPE, auprès de laquelle
ils ont suivi un module informatif de création
d’entreprise.
Ils se sont également adressé à «
Gestion 95 », un centre d’information, qui
les a orienté vers l’ACCRE
« En tant qu’intermittent, j’étais
inscrit auprès de l’ANPE. Ma demande d’ACCRE
a été acceptée, ce qui m’a
permis de bénéficier de chèques conseil
très utiles pour avoir l’appui d’un
avocat, et d’un expert-comptable spécialiste
du secteur de l’audiovisuel qui m’a épaulé
dans le montage du business plan ». Ils ont
aussi consulté de nombreux sites Internet, dont
le site du greffe, qu’ils ont trouvés très
utiles.
Jean-Walter et Kana ont apprécié
le petit-déjeuner du greffe qui a éclairci
beaucoup de points liés aux formalités de
leur entreprise. « Le créateur d’entreprise
n’a pas toujours de formation juridique ! C’est
très utile de connaître la marche à
suivre pour effectuer un changement d’adresse ou
une augmentation de capital, qui sont deux formalités
que serons amenés à réaliser à
court ou moyen terme ». Jean-Walter
s’est beaucoup intéressé au certificat
de signature électronique délivré
par le greffe qu’il va demander pour gagner du temps
en préparant ses dossiers de modification en ligne.
Notre créateur trouve le site du greffe «
super-clair ». « Grâce à
cette source d’information, le nouveau dirigeant
ne reste plus dans l’ignorance ». Il
s’y est référé à plusieurs
reprises et « aura le réflexe de le consulter
à l’avenir pour ses formalités avant
d’aller voir un professionnel du droit ».
Il apprécie également la possibilité
de poser ses questions en ligne, qu’il compte utiliser.
Les économies réalisées pendant un
an et demi de contrat avec Canal Plus, ainsi qu’un
don familial, ont suffi à Jean-Walter
et à Kana pour concrétiser leur projet
« Avec ces fonds, nous avons pu constituer le
capital de l’entreprise, acheter le matériel,
et subvenir aux frais de démarrage ».
Ils n’ont pas fait appel aux banques pour financer
leur projet « Les banquiers n’envisagent
pas d’un très bon œil les financements
dans le domaine de l’audiovisuel où les problèmes
de trésorerie sont fréquents pour les nouveaux
arrivants ».
Parmi ses meilleurs souvenirs figurent le petit-déjeuner
du greffe et la réunion Accre
dont il est sorti satisfait « Nous y avons rencontré
des personnes à l’écoute des créateurs
».
Notre créateur est plutôt satisfait de l’aventure.
« Les débuts d’Outspace sont très
encourageants. Nous avons de nombreux projets en cours
et de belles perspectives d’avenir. Il est probable
que d’autres associés viennent nous rejoindre
d’ici deux à trois ans, quand la société
aura pris de l’ampleur ».
Le premier conseil de Jean-Walter à un futur créateur
d’entreprise, c’est « d’être
très motivé et de le rester, car le chemin
est long entre l’idée et le démarrage
de l’activité ». Il recommande
aussi de bien s’informer et de bien s’entourer
car le parcours peut-être très décourageant
« Dans l’audiovisuel, il faut aller de l’avant
car personne ne vous attend ! ». Et aussi qu’il
vaut mieux démarrer modestement et progresser pas
à pas « Le créateur doit débourser
de l’argent avant même d’avoir perçu
le premier chèque. ».
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Outerspace
Production
3 rue Degas 75016 Paris |
| REDROOM
PRODUCTIONS, la jeune création au service de l’audiovisuel |
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Laurent Fumeron et ses 3 associés
travaillaient dans une société de production
en tant qu’auteurs quand ils ont décidé
de se lancer « A un moment donné, nous
avons eu envie d’exploiter nos propres idées
et de les vendre plutôt que de les fournir aux autres
en partant du constat que nous étions jeunes et que
nous n’avions rien à perdre ».
Tous quatre créent des concepts d’émissions
et de programmes de fiction ou de divertissement pour la
télévision. « Pour nous, c’est
l’idée qui prime. Le fait d’avoir trois
concepts en cours d’écriture nous a permis
de monter Redroom Productions ». Focalisés
sur la création, Laurent et son équipe font
appels à des professionnels de l’audiovisuel
pour réaliser les pilotes d’émission
qu’ils proposent aux chaînes françaises
ou étrangères. « Nous sommes en
train de signer un contrat pour des programmes courts avec
un partenaire anglais ».
Les quatre associés se sont répartis les rôles
: 3 d’entre eux sont des auteurs, et la 4ème
se charge des relations clients, marketing, communication,
promotion. Laurent gère les aspects administratifs
et comptables.
Laurent souligne
que le fait d’avoir 22 ans et son statut ne lui ont
pas permis de faire appel aux réseaux d’aide
dont peuvent, par exemple, bénéficier les
créateurs demandeurs d’emploi ou les intermittents
du spectacle. Pour monter son dossier, Laurent
s’est renseigné en consultant des sites Internet
institutionnels. Il avait déjà une idée
des démarches à effectuer en raison d’une
expérience antérieure.
Cette fois-ci, il s’est adressé à un
avocat pour faire valider les statuts de la SARL et préparer
le dossier d’immatriculation. « Ce professionnel
spécialiste du droit de l’audiovisuel nous
a apporté une aide très utile, car la création
de ce type d’entreprise est assez complexe ».
Laurent a trouvé l’initiative
des petits
déjeuners du Greffe intéressante. Certaines
informations sur les procédures, telles que les injonctions
de payer sont utiles, même s’il ne va pas les
utiliser tout de suite. Le certificat de signature électronique
est un appui intéressant, surtout pour gérer
la TVA. Il trouve le site du Greffe clair et bien fait.
Il l’a consulté en sortant du petit-déjeuner
et il y a trouvé une foule d’informations utiles
sur les fiches pratiques.
Pour le financement
de départ, chacun des associés a réuni
ses économies pour constituer le capital à
hauteur de 25% du total. Au démarrage, les associés
ont opté pour un fonctionnement souple et le moins
onéreux possible, sans investissement en matériel,
et sans endettement : « Nous travaillons chez nous
et nous nous réunissons pour discuter sur les concepts
et les développement. La réalisation des pilotes
d’émissions et les vidéos sont sous-traitées
aux monteurs ou aux graphistes, qui disposent de leur propre
matériel. En cas de nécessité, nous
louons un local et du matériel ».
Pour Laurent, la concrétisation
de la création d’entreprise constitue un excellent
souvenir car elle lui a beaucoup appris. Il trouve cependant
que « les jeunes créateurs ne sont pas suffisamment
encouragés par l’Etat, et qu’une fois
l’entreprise créée, « ils
ont dû mal à convaincre et à vendre
leurs prestations ». Selon lui, « En
France, il est difficile d’être pris au sérieux
quand on est un jeune entrepreneur. Les clients nous reprochent
notre manque d’expérience, ce qui est injustifié
car les pilotes sont réalisés par des professionnels.
En Angleterre, c’est différent, si l’idée
plaît peu importe l’âge et l’expérience
».
La création de son entreprise reste un élément
très positif et si c’était à
refaire, il les referait les choses de la même façon.
Parmi les enseignements qu’il tire de son aventure,
Laurent estime qu’il
est important « De s’entourer de professionnels
de l’entreprise, avocat, expert-comptable, car c’est
utile et rassurant ; De ne pas être pressé
et de ne pas avoir peur de poser des questions ; Et d’avoir
du courage car c’est une aventure ».
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REDROOM PRODUCTIONS
21, place de la République 75003 Paris
http://www.redroomproductions.com |
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